Inventer un mode de financement des économies d’énergie : facturer le négawattheure avec le kilowattheure ! (Et le faire rentrer dans le correcteur orthographique)

Grâce à la tarification de l’énergie au service des économies d’énergie et du climat, le saint grââl d’un modèle public, on payera des kilowattheures et des négawatheures en même temps ! Ceci est inatteignable quand règne la loi du marché (sur la tête) !

Passer le champ de l’énergie d’un marché libéralisé à un marché régulé et encadré est fondamental car c’est la seule condition pour financer les économies d’énergie (les négawattheures) !

La loi du marché (sur la tête)

Nous pouvons financer la solidarité et limiter la précarité énergétique en donnant comme actuellement des bons d’achats (chèque énergie). Mais ce système n’incite pas à réaliser des économies d’énergie : je vois depuis des décennies des logements sociaux pas isolés du tout, dont les personnes sont en incapacité de payer les factures. Chaque année nous faisons financer par l’argent public les factures énergétiques de ces passoires et sans qu’on ne fasse rien sauf culpabiliser les occupants en leur parlant d’écogestes, …

La tarification à étages, une tarification vertueuse.

La loi du marché est celle ou celui qui consomme le plus a les meilleurs tarifs. Dans un système régulé, nous pouvons imaginer un tarif progressif à trois ou quatre étages selon la consommation:

  • Les premiers KWh de base gratuite,
  • Les seconds KWh supplémentaires à des tarifs au prix de revient,
  • La troisième tranche de kilowattheure à des tarifs 50 % plus chers,
  • La quatrième tranche à des tarifs 4 fois plus chers…

 Les deux premières tranches seraient plutôt basses en quantité.

Une épargne forcée pour financer les négawattheure (économies d’énergie) :

Les sommes récoltées en plus du prix de l’énergie seraient divisées en deux parties. La première permettrait de payer les kilowattheures gratuits dit vitaux. La seconde serait créditée sur un compte personnel de la personne qui paye la facture. Ce compte-épargne augmenterait à chaque facture dépassant la quantité d’énergie des deux premiers étages.

 Le compte épargne négawattheure (économie d’énergie), serait de l’argent ciblé (une somme fléchée sur la dépense) une révolution dans le financement des économies d’énergies. Une alternative à la taxe et la norme, mal acceptée.

 L’argent sur ce compte personnel ne pourrait être dépensé par la personne que pour des travaux de production de négawattheure (d’économies d’énergie) ou des déplacements en transport collectif (une forme d’économie d’énergie). Outre que cette tarification pénaliserait les gros consommateurs, elle permettrait enfin de réaliser ce que le marché n’arrive jamais à financer : les négawatheures (économies d’énergie) et le climat. Elle financerait les ENR et les négawattheures à un taux d’actualisation de 0 % au lieu de le financer à 4.75 % comme actuellement, ce qui change tout. Actuellement, les négawattheures (économies d’énergie) ne sont financées que si leur rapport est supérieur à ce taux d’actualisation, ce qui est rare. On doit alors aider celui qui investit via des usines à gaz. Il existe des gisements énormes d’économies d’énergie, j’ai personnellement fait des devis pour diviser la consommation d’énergie par 7 de bâtiments, et j’ai vu les refus : pourquoi investir dans ce qui rapporte 1 à 2 % par an quand je peux investir à 4 % !

Nous pourrions utiliser l’argent qui dormirait en permanence sur ce compte à un taux 0% pour financer les gros travaux des particuliers. Ainsi l’argent récolté servirait uniquement le financement des économies d’énergie, point. Une telle mesure pourrait être étendue à la consommation de carburant (une partie de la taxe de carburant transférée en épargne forcée) et transférer des déplacements de voitures vers les déplacements en bus ou train. (Le train est une forme d’économie d’énergie par rapport à la voiture).

Mais une tarification comme celle-ci ne s’entend que si nous arrivons à financer le réseau électrique et gaz et la conversion du système de production d’énergie aux énergies renouvelables.