Le 8 mai est la célébration de la capitulation des nazis et de la résistance. Le programme du Conseil National de la résistance prévoyait en 1945 : la nationalisation de l’énergie, de la santé et des banques. La volonté de l’époque était d’en finir avec les monopoles privés, la cacophonie, le manque d’investissements dans les services au public, la vision de court terme du privé. Aujourd’hui, le gouvernement veut vendre aux multinationales le réseau électrique (ENEDIS via le projet Hercule), les hôpitaux aux cliniques, la sécurité sociale aux assureurs privés, les HLM, les routes nationales aux propriétaires d’autoroutes, les forêts, les universités, les lignes TGV, et même la récolte des impôts avec la fermeture des centres des impôts en cours. Il a depuis longtemps privatisé les banques, la gestion de l’investissement et la création de monnaie (bien commun essentiel), confiée à une entité sans aucun contrôle démocratique. La privatisation des autoroutes a conduit à une perte de 70 milliards aux finances publiques, la privatisation des routes nationales est autorisée depuis août 2020. La vente de l’ONF est en cours et avec elle la gestion des forêts publiques. La privatisation de France Télécom a laissé de vastes territoires de campagne sans réseau entretenu et à l’absence d’accès vital au réseau internet pour les plus démunis. Et aussi la santé, la privatisation de la recherche de médicaments démasquée par la pandémie!

La technique est bien rodée :

1)  D’abord on dépouille un service public qui fonctionne de plus en plus mal en lui faisant payer ce qui ne rapporte rien et en confiant au privé ce qui est profitable.

2) Puis on clame partout que le service public marche mal et est en déficit, et on clame que la privatisation est inéluctable.

3) Aux hôpitaux publics, les maladies compliquées et coûteuses, aux cliniques privés les simples et rentables. Au privé, les TGV, au public les petites lignes, au privé la fibre dans les villes, au public le réseau poussif des campagnes.

Une équation simple, comme l’esprit de ceux qui la défendent : privatiser les bénéfices, socialiser les pertes. Profitable pour eux, mais synonyme d’avenir pas du tout radieux pour nous.

Quand tout sera privé, on sera privé d’avenir.

4) Les pauvres, les campagnes et tous les « pas rentables » se retrouvent à demander la charité. Plus de médicaments, ni de lits d’hôpitaux….

Le dépouillement des finances des HLM sous Manu 1er aboutit à la vente de logements sociaux, à l’arrêt de construction de nouveaux logements dans un pays qui en manque cruellement, au retard dans l’isolation des vieux immeubles pénalisant les plus fragiles.

La prédation des biens communs qui nous protègent est en cours depuis 30 ans et s’accélère: service public de l’énergie, réseaux électriques, télécoms, réseaux routiers, hôpitaux, sécurité sociale, HLM, rails, forêts, écoles, eau … (on en oublie tellement la liste est longue).

La loi sécurité globale est même une privatisation honteuse de la police !

Nous appelons la population à résister !

Quand tout sera privé, on sera privé de tout !

Ils s’arrêteront là, où Nous les arrêterons !

Nous sommes le collectif « Ne nous laissons pas tondre », ouvert à toutes organisations, habitants engagés à protéger les biens communs.

Nous vous invitons à nous rejoindre ce 8 mai 2021 pour acter notre résistance déterminée à la vente des biens communs. Sans eux, pas de modèle social français, la France ne sera plus la France que nous connaissons. Sans ces biens communs pas de lutte contre le climat.

Dire NON à la privatisation, c’est aussi dire OUI à une nouvelle gestion des biens communs !

(3) Commentaires

  1. José OTTONES

    Non a cette privatisation sauvage sans consentement des citoyens. Arrêtons les!

  2. HÉLÈNE B

    voici une vidéo simple et sympa pour mieux comprendre le sujet:
    BARRAGES PRIVATISÉS : L’UE L’IMPOSE, SEULE LA FRANCE SE SOUMET
    https://youtu.be/l0G2jkDv2WU

  3. HÉLÈNE B

    LE DOC A VOIR ABSOLUMENT!!!
    “BARRAGES: L’EAU SOUS HAUTE TENSION”
    https://youtu.be/mEMr2TtENto

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *