Nous souhaitons, non seulement résister contre ce vol de nos biens communs, mais nous souhaitons également réinventer les services publics. Ces services publics du 21ème siècle devront être démocratiques, débureaucratisés, humains et non numérisés et proches des citoyens. Car les biens communs appartiennent à la population, et non à l’état qui pourrait les vendre sans demander par referendum son accord. Ils sont au service de la population et non du profit d’actionnaires, ni d’eux-mêmes.

Ainsi, non seulement nous refusons la privatisation des réseaux électriques avec le plan Hercule mais nous exigeons aussi la création d’un service public moderne et démocratique de l’énergie et des économies d’énergie !

En charge à lui d’investir massivement dans les économies d’énergie et la lutte contre le réchauffement climatique. Seul le public sait se projeter sur plusieurs décennies pour satisfaire ces exigences, contrairement au privé pour qui le retour sur investissement n’attend pas le nombre des années nécessaires à cette transition. Seul un service public peut encourager la réduction de consommation de la vente de ce qu’il propose. Confier la lutte contre le tabagisme à Phillips Morris est peu efficace ! Seul le service public peut lutter contre la spéculation qui accentue les variations de prix et déstabilise la société

Le privé coute cher, le public est bien moins onéreux!

Comme nous l’avons constaté avec la crise du COVID le public peut emprunter pas cher (moins de 2 %, 0% même) alors que le privé souhaite avoir un retour sur investissement d’au moins 9 % ! Alors pourquoi demander au privé d’investir sur 30 ans ? Idiot ? Profitable pour certain ?

Quand on parle privatisations, ceux qui les défendent, nous parlent efficacité et baisse des coûts !

Soyons d’accord avec eux et choisissons le public !

 Le capital coûte bien plus cher que les quelques petits avantages des salariés. L’arbre du statut des salariés cache la forêt du prix des actionnaires. La santé public française coute moins chère que la privée américaine ! Pas de frais de publicités, de réseau en double, la concurrence est onéreuse !

Les choix stratégiques sont à faire par tous, car ils nous engagent tous.

1) Le débat incessant sur les types d’énergie ne tranche jamais rien : nous souhaitons que la question de la poursuite ou de l’abandon du nucléaire soit tranché par référendum et non décidé par une poignée de technocrates, d’élus, lobbyistes ou de militants. Aux français de choisir entre les nombreux inconvénients de chaque choix !

2)Nous souhaitons que la tarification à l’acte des hôpitaux soit abolie et que chaque territoire gère ses hôpitaux pour garantir le principe d’égalité d’accès au service pour tous et toutes. Cela nécessite une répartition solidaire entre territoires riches et pauvres: gestion locale et ressources nationales. Gestion au plus près et péréquation des ressources (les hôpitaux rentables à l’acte payent pour les non rentables à l’acte)!

3) ROUTES : Nous souhaitons que les autoroutes et routes nationales redeviennent publiques et que les privatisations de routes soient interdites définitivement. Un référendum devra trancher. Nous estimons que les conditions douteuses des contrats méritent enquête et que la vente des autoroutes a déjà assez rapporté aux actionnaires et que leurs indemnités soient réduites en cas de fraudes avérées.

4) Eau : Nous souhaitons que toutes concessions ou privatisations anciennes ou nouvelles d’eau potable dans une commune ou communautés de communes soit l’objet d’un referendum local à après un audit clair et public du service. En cas de vote négatif, le service doit redevenir public.

5) Nous souhaitons que le statut public de l’ONF soit aussi sujet a référendum : Pour ou contre la gestion des forêts en service public. Doivent -elles rester dans une logique publique de non-profit au service de la lutte contre l’impact du réchauffement climatique et pour la reforestation?

Etc….